vendredi 16 mars 2018

Bonne fête Bénédicte !

En ce jour de la fête des Bénédicte, nous profitons de l'occasion pour vous parler d'une grande dame dont le nom est connu de tout Amstellodamois. Qui ne connait pas la fameuse pointe Bénédicte qui porte son nom ? Plus connu sous le nom de « Pointe B. », elle abrite une station de mesure des gaz à effet de serre, une des plus renommées au monde. En effet, Amsterdam se trouvant au cœur de l'océan indien, est l'île la plus éloignée de toute masse continentale, et par extension de ses émissions anthropiques. A ce titre, les mesures d'Amsterdam, avec celles d'Hawaï, constituent les 2 séries de données de références reconnues mondialement.

Pointe Bénédicte

Dans les années soixante, Bénédicte Ardouin (1935-2016) travaille au CFR (à présent appelé LSCE) dans l'équipe de Gérard Lambert. L'époque est aux contrôles des retombées des explosions nucléaires aériennes. Bénédicte est en charge de recevoir les prélèvements du réseau de filtration CRAPAL et de mesurer leur radioactivité ß. Elle devient le pivot de l'équipe Lambert en centralisant toutes les mesures faites dans ce groupe et en particulier sur les prélèvements d'aérosols effectués dans les TAAF.

Bénédicte Ardouin

Lorsque Gérard Lambert crée en 1980 le programme d'étude du CO2, puis la station de mesure de l'île Amsterdam, il confie à Bénédicte l'organisation du réseau, la collecte et l'archivage des mesures.

Avec sa gentillesse, son dévouement pour tous et son travail rigoureux, elle a joué un rôle fondamental pour toutes les études de physico-chimie de l'atmosphère et est à l'origine des nombreux articles de l'équipe Lambert. Personnalité discrète, elle ne manquait pas de caractère et savait imposer ses idées le cas échéant.

Après sa retraite, elle a continué à entretenir d'étroites relations avec tous ses collègues du laboratoire.

En ce 16 mars, les pompeurs d'air d'Amsterdam lui rendent hommage et la remercie pour sa bienveillance : le crapaud fonctionne de nouveau ;)

jeudi 22 février 2018

Roi des mers sur son trône de sphaignes

© Rémy LEMARCHAND

Comme chaque année à la mi-février, c’est la période ou les Albatros d’Amsterdam se rassemblent sur le mystérieux Plateau des Tourbières pour s’y reproduire.  Depuis quelques jours, ces géants des mers australes volent au-dessus de la base Martin-de-Viviès, leurs longues ailes adaptées au vol plané leurs permettent de parcourir l’île en quelques heures seulement.

Le plateau des tourbières © Marine BELY

Albatros d'Amsterdam © Brendan CORBEL

L’Albatros d’Amsterdam c’est un corps trapu, moucheté, blanc à reflets noirâtres, taupe ou saumonés pour certains, muni d’un bec puissant, de longues pattes palmés et de grandes griffent qui ne lui permettent pas grand-chose, à la démarche lente, inapte au sol, se nourrissant de poissons, mollusques céphalopodes marin à corps cylindrique, qui toisent les visiteurs d’un liquide rouge orangé vomitif quand il se sent menacé… en dehors de cela sa seule présence impose le respect et l’émerveillement.

Ornitho et Albatros d'Amsterdam © Brendan CORBEL

 
Oiseau marin fabuleux de l’île Amsterdam, son chant plaintif et sifflant inspire et sa rencontre passe pour un présage de calme et de paix.

Albatros d'Amsterdam © Brendan CORBEL

Au milieu de ces étonnements et de ces merveilles sur le Plateau des Tourbières,  le programme 109 « Ornitho-Eco » est chargé chaque année de suivre l’évolution de cette rare population. L’équipe fraichement revenue du premier passage de février, a littéralement voyagé au souffle d’un vent modéré que les grands albatros activaient parfois de leurs vastes ailes.

Chloé - Ornithologue



Sphaignes du plateau des tourbières © Brendan CORBEL








vendredi 26 janvier 2018

Les coulisses d'un métier difficile : reporter animalier

Nous avons eu il y a quelques semaines une agréable visite sur base, extrêmement rare, celle d’un gorfou sauteur subtropical. Ce dernier est arrivé tout simplement par le bâtiment de la gérance postale, puis a traversé l’avenue Martin-de-Viviès avant de prendre la pose sous les fenêtre de la cuisine, sans doute intrigué par l’odeur des bons petits plats en cours de préparation. 

Peu habitués à cette présence, les hivernants se sont découvert à cette occasion une nouvelle passion : le photo-reportage animalier, dont nous vous livrons les coulisses en exclusivité

© Geoffroy PREVINQUIERES

© Isabelle JOUVIE

© Geoffroy PREVINQUIERES

© Isabelle JOUVIE

© Mathias RÉGNIER

© Mathias RÉGNIER