mardi 28 avril 2020

Avril 2020 - Une OP très OP



L'OP1-2020 (première opération portuaire de l'année) s'est déroulée à Amsterdam du 17 au 20 avril à Amsterdam.
 Ces escales sont destinées aux opérations logistiques et aux relèves de personnel.
Avec la présence de Mme la Préfète, administratrice supérieure des TAAF, des directeurs de l'environnement et des services techniques et le médecin-chef des TAAF,cette OP a été très OPérationnelle.
Réunion de travail à la résidence
Elle a permis de travailler sur des sujets essentiels pour l'avenir d'Amsterdam et de sa base Martin de Viviès, tels que le futur :
- la réfection/rénovation/sécurisation de la cale, 
- le renouvellement énergétique par un système photovoltaïque,
- le rajeunissement de son infrastructure (ensemble des bâtiments, notamment le centre de tri des déchets...),
- sécurisaton des cabanes,
- renforcement des mesures de biosécurité, 
- l'étude de la restauration de la voirie et des réseaux (eau, électricité, courants faibles).

De gauche à droite : Julien MARTZ (servces techniques), Eric MORBO (Directeur des ST), Mme Évelyne DECORPS (Préfète des TAAF), Jean-Charles MEGIAS (Chef de district - DISAMS), Paul LAFORET (Médecin-chef des TAAF), Bernard GERMAIN (services techniques) Cédric MARTEAU (Directeur de la DE et de la RNN)
L'ensemble des chantiers à venir devront s’intégrer parfaitement avec les actions de réhabilitation menées par la réserve naturelle nationale et en lien avec les réseaux scientifiques de l'IPEV,  notamment pour l'observatoire de renommée mondiale à Pointe Bénédicte.

Comme c'est le cas pour toute escale du Marion Dufresne, cette OP a été aussi l'occasion de mener à bien les opérations logistiques, à savoir le ravitaillement en denrées alimentaires, carburant, matériels techniques ou de chantiers, courrier et colis.
Opération de ravitaillement
Récupération de gasoil
Pompage de carburant
 Chaque visite sur le district donne lieu à des moments de convivialité autour de rencontres ou de repas.

Préparation d'un barbecue











La météo favorable a permis un repas en extérieur
Enfin, la première OP de l'année est le moment délicat du départ de certains hivernants avec son lot d'émotions et l'arrivée des relèves.
Les adieux
















Les au-revoir au Marion Dufresne et aux hivernants et passagers qui nous quittent



mardi 31 mars 2020

Les observateurs de la Terre : l’électronicienne et l’informaticien


Sur la base Martin-de-Viviès de l’île Amsterdam, six Volontaires au Service Civique assurent la maintenance et la continuité des programmes scientifiques. Deux chimistes de l’atmosphère, deux biologistes et enfin deux technicien·nes, les rédacteurs de cet article Cécile et Guillaume. Ils (elles) ont leurs bureaux dans un bâtiment dominant la base, Géophy (Géophysique par le passé).

Ils (elles) travaillent au profit de l’Institut polaire français (IPEV). C'est un Groupement d’Intérêt Public (GIP), appelé Expéditions polaires françaises entre sa création en 1947 par Paul-Emile Victor et jusqu’à la fusion avec la Mission de recherche des TAAF, en 1992. Son rôle est d’animer et de suivre la bonne marche des programmes scientifiques sur les bases françaises en Arctique, en Antarctique et dans les Terres Australes. Maillon logistique entre les laboratoires et les bases polaires, cet institut participe également à la concertation scientifique pour mettre en place et entretenir les observatoires internationaux de recherche.
 
Chargé(e)s de la logistique au profit de l’ensemble du personnel de l’IPEV sur la base, nous (Cécile et Guillaume) avons les compétences d’électronicienne pour l’une et d’informaticien pour l’autre. En cas de défaillance d’un instrument, nous devons être capables de le remettre en état, suivant les indications des responsables de programme.
Nous nous occupons également de l'approvisionnement et de l’entretien des cabanes d’Entrecasteaux et de Del Cano en organisant  les ravitaillements en hélicoptère lors du passage du Marion Dufresne, et de la logistique liée aux différents programmes scientifiques : renvoi des échantillons, réception de nouveaux matériels…

 














 
L’informaticien s’occupe de l’entretien des serveurs de Géophy. Grâce à eux, nous sommes indépendants du réseau des TAAF dans nos télécommunications. Il déploie de nouvelles installations et de nouvelles configurations en fonction des demandes du service informatique de l’IPEV et des programmes scientifiques. Ce qui peut être compliqué vu les difficultés d’approvisionnement en matériel neuf et les différentes configurations du réseau pas toujours documentées !
Côté science, nous sommes chargés de maintenir les observatoires de recherche en magnétisme et en sismologie terrestre.
L’observatoire de sismologie fait parti, avec les stations de Crozet et de Kerguelen du réseau international d’observation des mouvements du sol : Global Seismological Observatorie. Ces stations sont les seules dans l’Océan Indien, leurs données sont donc très importantes et précieuses.

A Amsterdam, les sismomètres sont situés dans une grotte, à l’abri des intempéries et des otaries. Certaines données sont transférées en temps réel pour la surveillance des tsunamis, tandis que les autres sont stockées en plusieurs exemplaires sur des disques durs. Ces disques sont renvoyés en métropole chaque année.
Les observatoires magnétiques sont tout aussi importants pour les mêmes raisons : seuls points de mesure dans cette vaste étendue d’eau qu’est l’Océan Indien. Les données récoltées sont capitales pour étudier le champ magnétique terrestre ainsi que les phénomènes engendrés par le vent solaire à la surface du globe. Elles servent aussi à calibrer les instruments des satellites.
Deux instruments différents sont tenus à l’écart de la base pour ne pas être perturbés par l’activité de celle-ci. L’un mesure le champ magnétique terrestre en continu, c’est le variomètre. L’autre est un théodolite, un instrument non-électronique, donc manuel, avec lequel il faut effectuer une mesure tous les jours, idéalement à intervalle régulier. Cette mesure nommée Mesure Absolue du Champ magnétique sert à calibrer les données du variomètre. Nous avons été tous les deux (Guillaume et Cécile), formés à faire cette mesure, ce qui permet à l’un de partir en manip tant que l’autre reste sur base.
Nous sommes garants de la continuité, la qualité, la stabilité et l’homogénéité des données essentielles collectées à Amsterdam.














Photos Ⓒ Cécile BARON













Rédaction : Cécile Baron et Guillaume Porcheret

mercredi 11 mars 2020

Participation à la journée nationale en hommage aux victimes du terrorisme





Le 11 mars est désormais la Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme en France.

Symboliquement, elle a lieu en même temps que la journée européenne des victimes du terrorisme. 
Cette journée européenne commémore l'attentat jihadiste à Madrid, le 11 mars 2004, le plus meurtrier en Europe. Il avait fait 191 morts.  

 

Cette date correspond également au premier des attentats perpétrés à Toulouse et à Montauban en 2012 par Mohamed Merah. Il a assassiné 7 personnes, dont trois enfants, parce qu'elles étaient juives. Six autres personnes ont été blessées.

Les hivernants présents sur la base du district de Saint-Paul et Amsterdam ont souhaité participer à cet hommage national, en se réunissant pour respecter une minute de silence, en mémoire des morts innocents des actes terroristes, mais aussi pour accompagner les victimes vivantes, parfois mutilées physiquement ou meurtries psychologiquement.


   
Mais quel écho pourra avoir ce type de commémoration aussi loin de tout ?

  
Nous n'en savons rien.
Mais par cette cérémonie, suivie du présent article, un murmure arrivera peut-être à certaines victimes, auxquelles nous disons que, depuis l'un des lieux les plus improbables et isolés du monde, nous sommes là, à leur côté.
A ces victimes nous témoignons notre solidarité, tout en souhaitant faire savoir à ceux qui veulent créer la terreur que nous n'avons pas peur.


Nous sommes confiants : face à la barbarie et à la lâcheté, la paix, la liberté et la fraternité gagneront toujours.