Depuis l’incendie c’est le côté technique qui a occupé l’ensemble des personnels qui se sont succédé. Un énorme travail de remise en état a été réalisé à partir d'avril 2025. Depuis l’arrivée de la 77, en septembre, nous sommes toujours en opérations de réparation, de protection, de maintenance. Cela fait partie de la vie d’une base isolée et c’est encore plus vrai sur Amsterdam actuellement. Un pare-feu est en cours de réalisation par exemple.
L’observatoire de l’air est en état, grâce à un travail coopératif entre scientifiques, et techniciens de la base. Il est activement géré par Paul et Pierre, 2 scientifiques IPEV.
OP4 a été marqué par l’arrivée d’une volée de scientifiques et d’agents environnement, venus remettre en route la science du vivant !
Voici une rapide présentation de leurs missions.
Le retour des agents de la Direction de l’environnement des TAAF.
Elles sont deux et très motivées. Leur poste est tourné vers la connaissance et la conservation, deux piliers fondamentaux de l’environnement dans les TAAF.
Léna est agent polyvalent. Elle a été agent environnement sur Tromelin pendant un an. La voilà maintenant à Amsterdam sur la thématique de la biosécurité. Elle est chargée de suivre le protocole anti-débarquants par exemple. Souvenez-vous, une opération d ‘envergure a eu lieu en 2024 pour éradiquer les rongeurs sur l’île, dans le but de protéger les colonies d’oiseaux. Maintenant il s’agit de surveiller et d’empêcher un éventuel retour des rats et souris, par le biais du fret arrivé par bateau. Un protocole est appliqué sur le Marion Dufresne et également lors du conditionnement des marchandises. Il s’agit aussi de faire un contrôle sur l’île, après le passage du Marion Dufresne. Il faut également s’assurer pendant 2 ans que le protocole d’éradication a bien fonctionné. Des centaines de boites, contenant des pièges et des rodonticides sont donc à contrôler régulièrement, durant un mois. Elle est également en charge de faire appliquer la biosécurité sur le district. Un sas permet de venir nettoyer son matériel avant de partir en manip sur un site protégé (par exemple le plateau des Tourbières).
| Léna, l'agent biosécurité |
Manon est l’agent flore. Elle fait de la veille et de la lutte. A Amsterdam, les espèces natives sont beaucoup moins nombreuses que les espèces exotiques (les espèces introduites volontairement ou involontairement par l’homme). Certaines espèces deviennent envahissantes : elles occupent progressivement toute la place et infligent des dégâts aux écosystèmes insulaires. Léna et Manon organiseront des chantiers de lutte sur base et aux alentours pour lutter contre ces espèces exotiques envahissantes (mauve, capucine, ciguë…). Il faudra attendre encore un peu avant qu’un agent phylica arrive pour relancer la pépinière qui a brûlé lors de l’incendie.
| Manon fait l'inventaire des espèces végétales près de la cale |
| Détermination d'une graminée, photo R.Beaubois |
Côté IPEV, 3 scientifiques sont arrivés pour la campagne d’été : Marina et Nils, tous deux en contrat avec un laboratoire pour la campagne d’été du programme 1151. Ils sont en charge d’aller étudier la santé des colonies d’oiseaux sur les sites isolés, comme Del Cano, Entrecasteaux, le plateau des Tourbières. Marina a déjà passé un peu de temps en tant que VSC sur Amsterdam puis a ensuite travaillé sur Kerguelen, à la suite de son évacuation de l’île lors de l’incendie. La voilà de retour sur Amsterdam ! Quant à Nils c’est sa première mission. Un prochain article parlera de leurs missions.
| Marina et Nils dans la colonie d'albatros fuligineux, photo P.Michaud |
L’albatros d’Amsterdam fait partie des grands albatros. Le plateau des Tourbières de Amsterdam est le seul endroit au monde où il niche (500-600 m d’altitude). L’espèce compte moins de 200 individus actuellement. Marie est en charge entre autres de poser des GLS sur les pattes des poussins quasi-volants afin d’étudier leur ère de répartition.
Marie étudie aussi les otaries et entraine régulièrement du personnel de la base pour aider à peser, mesurer une centaine de pups (bébés otaries). Elle descend sur le même site d'étude depuis 30 ans : la mare aux éléphants, près de la cale.
Ces programmes d’études sont primordiaux pour mieux comprendre toutes ces espèces et aider à leur préservation.
| Marie et un poussin d'albatros d'Amsterdam |
http://saintpauletamsterdam.blogspot.com/2019/10/focus-sur-les-otaries-damserdam.html
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire